j’adore vraiment quelque chose de ce celentano-là, celui des années 70.
sa manière de bouger:
j’adore vraiment quelque chose de ce celentano-là, celui des années 70.
sa manière de bouger:
ça se passera à dunkerque les 17 & 18 janvier 2012
qu’on se le dise !!!
je viens de retrouver quelques images de la séance de travail et d’échange à l’EDIT en compagnie des élèves de irène tassembedo à ouagadougou.
un très beau moment. j’ai adoré les rencontres de ouagadougou.
pour bien commencer l’année 2012…
la parole de meschonnic parlant du langage, du corps, de la littérature.
je suis en pleine traversée rabelais, et ça fait du bien d’entendre ça,
ça donne confiance en cet instinct du langage, poétique et corporel, qui anime l’œuvre de maistre alcofrybas.
toujours
ce jour de l’année
me vient dans les oreilles
cette chanson de U2…
fort à propos.
la voici dans une version studio promo des débuts:
and…
happy new year for everyone around here!
ça y est depuis aujourd’hui, 9 jours après, le retour d’afrique commence à être digéré. le corps s’habitue à l’europe, aux différences de rythmes et de températures, aux différences de gens, aux différences tout courts… après avoir flirté avec le mal d’afrique.
c’est que c’est pas facile de revenir d’afrique après 33 jours non stop (ou presque) de travail sous l’été permanent du continent à croiser des histoires, des gens, des cultures, des publics…
maintenant, je sais qu’il faut combattre la corruption, surtout la pire de toutes, celle qui est à l’intérieur de nous…
la fin. il faut bien y arriver.
car, ici bas, toute chose arrive inévitablement à la fin… et nous y sommes, à la fin de ce voyage. c’est notre dernière journée en afrique, sous le soleil de bamako.

hier soir la représentation s’est déroulée devant une salle peu remplie mais la qualité d’écoute et de réaction était magnifique. du plaisir. l’afrique a définitivement changé le spectacle. tout s’est concrétisé à partir d’une coupe de texte de 10mn renforcée par une partie chorégraphiée de 5mn et le spectacle a atteint quelque chose d’encore plus universel, plus loin du sens pour en prendre paradoxalement encore plus, du sens. plus court et plus concis pour mieux cerner le sujet.
à bamako, encore plus qu’à ouagadougou, j’ai vraiment eu l’impression de proposer à chaque spectateur un rituel cathartique et laïque. en commençant avec un arlequin à la présence de clown, dans la légèreté du burlesque, pour ouvrir la cérémonie. puis en durcissant le propos en affolant le langage par le rire et la parole pour arriver au cœur du spectacle, dans le vide et le rien. un temps. puis questionnement sur l’identité, celle de chacun, celle du sujet… arlequin. et de là, c’est l’envol dans la présence pure du corps qui culmine dans un récitatif de nô, avant de s’effondrer dans l’anarchique désarticulation du sujet. vaudou. rien. retour au réel. et voilà.
hier soir, nous avons aussi rencontré kattly noël, déesse vaudou de la danse contemporaine de bamako. on a rdv pour un thé en fin d’après-midi avant de prendre l’avion pour paris.
à suivre… toujours
au delà de toute attente l’étape de ouagadougou au burkina faso (pays des hommes intègres) aura donné tout son sens à cette tournée:
des rencontres avec des gens magnifiques, de l’inspiration, des sourires et de l’intelligence.
la représentation d’hier était probablement la plus belle de cette tournée. souplesse, silence, légèreté, tempérance et rythme véloce, soutenu ma non troppo. à l’arrivée 58mn d’échange avec les spectateurs pour un spectacle qui, après 7 représentations en afrique, tend maintenant de plus en plus vers l’épure… pour le plus grand bonheur des spectateurs.
après le spectacle c’était un grand honneur d’être en compagnie d’irène tassembedo, de KPG, et de seydou boro… du très beau monde.
ce matin, comme un prolongement de la rencontre d’hier soir, je suis allé à l’EDIT, école de danse fondée par irène tassembedo, afin de rencontrer les élèves et partager un moment avec eux. et je me suis retrouvé dans le rôle d’un chorégraphe pendant quelques dizaines de minutes pour leur apprendre ma danse chamanique. et j’ai beaucoup aimé ça.
à présent, nous sommes dans le vol 2J0555, ouagadougou/bamako notre dernier voyage intra afrique.

demain, samedi soir, représentation à l’institut de bamako à 21h, pour finir en beauté cette tournée de trickster en afrique.
à une heure trente de route de ouagadougou, il y a un village dans lequel une grande partie des enfants participent à un spectacle musical et chorégraphique sous la direction de KPG, un conteur burkinabé. ils tournent leur spectacle dans le monde entier et se sont même payés le luxe de jouer bénévolement au lavoir moderne parisien en octobre dernier pour soutenir le lieu. hier nous sommes allés chez eux.

accueillis par l’excellent susnommé KPG, nous avons procédé à un troc : un extrait de leur spectacle contre un extrait du mien, suivi d’une rencontre-discussion sur le masque, la tradition, l’enseignement… un des plus beaux moments de notre voyage. un des plus évidents aussi ; et je crois que je vais bientôt être paré pour un spectacle de rue…
à suivre.
aujourd’hui nous avons quitté cotonou (bénin), probablement l’une des plus belles étapes de notre voyage. accueil chaleureux, professionnel, sympathique et dévoué de rémi secret le directeur de l’institut. hôtel propre et confortable avec piscine, cocotiers et moustiquaire… enfin!
après la rusticité éprouvante de st louis et lomé, cela ressemblait au paradis.
la journée précédant la représentation, pendant que jérémie gérait le montage technique, nous avons partagé notre temps, sarah et moi, en animations auprès de 5 classes des collèges publics.

l’excellente organisation de ces rencontres était le fait de patrice toton (acteur, conteur et metteur en scène), accompagné de matni et virginie. le lendemain soir, j’ai retrouvé dans la salle un public mélangé et vivant, c’était le fruit de ce travail.
la représentation était très animée avec, il faut bien le reconnaître, une adhésion encore plus marquée du public dès que la parole arrive. c’est en afrique qu’on trouve l’arbre à palabres, n’est ce pas? néanmoins, cela ne nous empêche pas d’épurer, simplifier et alléger le spectacle, ici comme ailleurs, en allant toujours plus loin dans les mystères du silence et la narration par le corps. mais il est vrai aussi qu’à cotonou comme à lomé j’ai bien cru que j’allais m’évanouir sur scène, victime de la chaleur humide oppressante et asphyxiante. pas facile!
mais surtout, ici, patrie du vaudou originel, un béninois m’a dit avoir perçu la relation chamanique, spectrale et métaphysique qui anime ce spectacle : la quête de soi et la découverte de son double, double-fond identitaire, issu du masque, de l’évitement d’arlequin et de la représentation du sujet.
et puis, hier, c’était aussi notre premier temps de repos en 24 jours de tournée. et toute la journée, c’est l’amitié qui s’est allumée sur le littoral de l’océan, prenant pour nom jackie, lucie, bernard, rémi ou encore patrice, virginie, sarah et jérémie… douces rencontres chaleureux sourires.

à présent, ouagadougou, notre avant-dernière étape est devant nous, à 30mn de vol.