un spectacle écrit et mis en scène par didier galas
Scénario
Le spectacle commence par Arlequin qui balaie la scène, comme un valet ordinaire. Découvrant la parole, il se confie au public japonais, il raconte son histoire, ce que l’on croit qu’il est. Il donne la démonstration d’une pantomime muette conforme aux canons classiques de la Commedia dell’arte du 19° siècle. Puis il se met à interpréter quelques extraits de pièces classiques, autant de versions possibles de l’Arlequin de théâtre. Mais bientôt, le démon qui se cache derrière Arlequin et dans le cuir du masque, veut prendre la parole et le corps de l’acteur. Las d’être devenu un petit valet de comédie, cet être surnaturel s’empare de la scène pour se rendre justice lui-même ! Il se met en rage contre les acteurs et les auteurs qui ont dénaturé son identité, pièce après pièce. Le démon raconte son histoire, sa grande Histoire à lui, et il explique comment il a rencontré Zhong Kui en Chine ou Tengu au Japon avant de s’évanouir dans les airs, comme le grand Tengu de Kurama.
Intentions
Harlequin/Tengu bis est une comédie, une vraie arlequinade, et pourtant l’histoire d’Arlequin est une vraie tragédie. Ce spectacle offre, rassemblé en un seul corps, un aperçu de plusieurs traditions théâtrales. Derrière une pantomime occidentale, les os, les muscles et la voix de Didier Galas, nous donnent à voir et à entendre de l’Opéra de Pékin ou du Nô japonais.
Le mélange de ces cultures traditionnelles et archaïques est le fruit d’une réflexion finalement bien plus contemporaine qu’il n’y parait. Particulièrement lorsque Arlequin se change en démon devant nos yeux pour se mettre à parler au public dans le langage maternel… du public. Dans la tradition, Arlequin n’a jamais parlé japonais ! Est-ce alors l’acteur qui joue Arlequin ou Arlequin qui se joue de l’acteur ?
interprète : Didier Galas traducteur et conseiller : Oura Yasusuke masque : Erhard Stiefel costumes : Moloko et Jean-François Guilon lumières : Jérémie Papin remerciements à : Laurent Poitrenaux, Sylvain Prunenec, Jean-Charles Di Zazzo, Shen Zhihong, Fei Dawei et Wang Kai durée du spectacle : 60 mn En France : Producteur : Ensemble Lidonnes Coproducteurs : Théâtre National de Bretagne, Rennes Bateau Feu, scène nationale Dunkerque a bénéficié de la mise à disposition de studio au Centre National de la danse, ainsi qu’aux Laboratoires d’Aubervilliers Au Japon : Coproducteur : Institut Franco-japonais de Tokyo a bénéficié du soutien de CulturesFrance et du Service culturel de l’ambassade de France à Tokyo ainsi que d’un accueil à l’Institut Franco-Japonais du Kansai à Kyoto remerciements à l’Alliance Française d’Osaka Didier Galas a été résident à la Villa Kujoyama à Kyoto en 1998
