hashigakari

c’est par le hashigakari que je suis entré sur la scène du tessenkai et c’est par ce même endroit qu’harlequin en est sorti…le hashigakari, c’est le pont qui relie la scène au monde des esprits, c’était donc tout naturel qu mon démon d’harlequin sorte par là, en chantant du nô.

le plus fou dans tout ça, c’était peut-être de me retrouver sur une vraie scène de nô pour interpréter en japonais des délires très français devant un parterre de japonais qui me semblaient suivre avec intérêt et concentration le propos, ou encore, à jouer du nô devant des spécialistes comme matsumoto qui était là, retrouvailles joyeuses après dix ans de quasi silence depuis monnaie de singes.

bref, au delà du succès, c’était surtout très touchant de percevoir que le propos du spectacle était perçu, aussi bien le propos de la fable d’harlequin avec force lazzis et improvisations vertigineuses, que le propos de l’acteur, le mien, celui de jouer dans un autre langue, dans plusieurs autres langues, à la recherche d’un esperanto du corps, entre parole et flux sanguin…

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s