claude régy

aujourd’hui, c’est un jour particulier, spécial et très émouvant.

aujourd’hui, je ne suis ni acteur, ni metteur en scène, ni rien de tout ça, aujourd’hui, je suis un guide, un guide pour une personnalité dont le spectacle est très attendu à kyoto, il s’agit de claude régy. quel honneur de pourvoir le retrouver ici, avec son équipe, un réel plaisir de visiter ce matin le ginkakuji ensemble, de partager un déjeuner japonais traditionnel avant de se retrouver ce soir dans le petit restaurant familial de mon amie de kyoto, hiroko, avec une des meilleures cuisines de l’amitié que je connaisse.

ce matin, dans le temple, j’étais très touché d’observer claude en train d’observer le japon: une délicatesse, une attention une ouverture; mais claude n’est pas qu’un grand artiste, c’est aussi quelqu’un d’une autre génération, un sensei (mot japonais pour dire maître mais qui veut littéralement dire « celui qui est né avant »), et c’était émouvant, remuant même, de voir sa curiosité mêlée à un courage exemplaire, un courage au-delà de l’age, au delà de la fatigue, un courage d’ouverture d’esprit qui est tellement rare. c’est ça claude, c’est le refus du contentement de soi, un ascétisme souriant, élégant et magnifique. j’ai la chance de connaître cet homme et je suis heureux d’avoir pu aujourd’hui lui donner le plus beau trésor que contient pour moi la ville de kyoto, le trésor de l’amitié que l’on trouve chez hiroko-san, une amitié que j’ai trouvée ici, sans la chercher mais en essayant juste de m’ouvrir un peu plus aux choses, aux autres…

cette soirée était une soirée, comme kyoto a déjà su m’en offrir quelques unes; une soirée de bonté, de sentiment sincère, d’amitié, de bonheur avec des gens magnifiques:

jean-quentin châtelain, un des plus grands acteurs que je connaisse, qui est absolument époustouflant dans le dernier spectacle de claude. il jouera pour le public japonais samedi et dimanche à 15h

bertrand krill, l’administrateur de claude, sans qui la journée d’aujourd’hui n’aurait pas été possible.

alexandre barry, l’assistant de claude, avec qui j’ai eu trop peu de temps pour faire la connaissance réelle, mais le monde est petit et j’ai confiance dans le fait que les chemins se croisent toujours quand il le doivent…

yasu, celui que je ne présente plus et à qui mon spectacle harlequin/tengu doit beaucoup

jérémie papin, l’éclairagiste de mon harlequin/tengu dont la jeunesse est loin de masquer le talent, ici en compagnie de hiroko, l’hotesse magnifique de ce lieu

et enfin, sylvain cardonnel, un grand ami qui enseigne ici à l’université de ryukoku tout en traduisant des auteurs japonais en français depuis déjà quelques paires d’années, et chez lui ni l’intelligence ni la générosité ne sont en reste

voilà; le voyage à kyoto est terminé, le livre de mon japon privé se referme temporairement avant un prochain épisode à venir, bientôt, l’année prochaine, ou celle d’après…

demain, c’est à nouveau le shinkansen pour shizuoka, dernière étape de notre voyage au japon, pour un japon encore à découvrir, un japon sans nô, ni kyogen, ni kansaï ben… o yasumi nasaï

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4 commentaires sur « claude régy »

  1. Plaisir de revoir ensemble ces visages amis… un bonjour affectueux à toi et à l’équipe de l’ode maritime…

    alain n.

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