shizuoka

アルルカン、天狗に出会う

arlequin rencontre tengu

SPAC

depuis hier après-midi nous sommes arrivés à shizuoka, dans le cadre du spac, dernière ligne droite de notre voyage au japon. voici ce que je vois de ma chambre, porte ouverte, sous la pluie (c’est la saison), au moment où j’écris cet article. les petites haies d’arbustes vert clair, que l’ont voit au centre, sont des théiers.

nous retrouvons une ambiance de grand festival avec une concentration sur le travail qui est assez impressionnante. un japon du théâtre contemporain que je ne connaissais pas mais dont ma petite connaissance du théâtre traditionnel me permet de comprendre un peu le fonctionnement. c’est ici que nous allons voir si mon travail trouve un écho chez les professionnel du théâtre contemporain japonais ou pas. cela me donne de la force de jouer dans la salle qui a abrité le travail de claude régy il y a encore quelques jours. jean-quentin châtelain a déjà marqué ces lieux de la magie de pessoa. me voici maintenant à mon tour qui débarque dans ce lieu, chargé, historique, difficile mais inspirant… me voici avec harlequin, zhong kui et tengu, prêt à m’amuser encore une fois avec la tradition, avec les traditions de théâtres et les languages.

ce qui va représenter un certain challenge, c’est que dimanche, jour des représentations de mon arlequin rencontre tengu, je vais jouer deux fois. ça, ça n’est pas facile du tout. jouer deux fois dans la même journée ce spectacle, c’est vraiment un challenge sportif de haut niveau. je vais devoir trouver la relation entre effort et énergie, entre don et économie, pour tenir jusqu’à la dernière minute de la deuxième représentation. un exercice de maturité. je vais devoir passer le cap de donner sans se perdre, de jouer sans s’épuiser, sans se faire mal sur scène… jouer sans s’arracher, sans tomber dans cette vulgarité qui consisterait à « donner ses tripes »; non, justement pas, ne surtout pas les donner (ses tripes) pour frayer plutôt avec l’élégance, la retenue, et à l’intérieur de cette maîtrise, trouver le don, la circulation d’énergie, la beauté, le théâtre, quoi.

sacré programme n’est-ce pas?

décidément, ce voyage au japon aura été jusqu’au bout d’une symbolique extrême, d’une exigence aussi; comme si ce que j’avais rêvé il y a douze ans, je le réalisais maintenant. peut-être suis enfin prêt?

ce qui est sûr en tout cas, c’est que, vu la somme énorme de travail et d’énergie que tout cela va représenter pour moi, je vais mettre ce blog en pause jusqu’à lundi, pour profiter de la saveur de l’espace et du travail ici, pour vivre comme on vivait encore il n’y a pas si longtemps, un peu plus près du rythme biologique de mon corps:

dans le temps présent, loin des avions, d’internet, du téléphone etc…

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s