« poésie pure »

hier soir, je jouais trickster au TCI. comme à chaque fois, avant de jouer, j’ai répété mes mouvements, précisé l’attention et la tension des gestes en compagnie de jérémie papin, éclairagiste qui devient de plus en plus chorégraphe… et puis je me suis étiré, concentré, préparé.

au moment d’entrer en scène, j’entends une salle comble, de la jeunesse, de la maturité : un vrai public chargé d’énergie. avant d’entrer en scène, j’ai un peu peur, peur de ne pas arriver à les attraper, de ne pas trouver comment « jouer avec eux », avec leur énergie mélangée, courant le risque de me faire submerger par cette énergie.

et puis le spectacle commence, et c’est parti, l’arène est ouverte !

du début à la fin, ça a été le bonheur, le surf sur les rouleaux de rires, et les vagues de cris. le bonheur de ce qui s’appelle une représentation de théâtre. pendant les applaudissements, la salle se met debout, ovation, bravos, merci ! et le souvenir du japon 2010 m’a saisi.

et puis il y a eu une rencontre avec le public, j’y retrouve des gens qui expriment ce qu’ils ont vu dans le spectacle, j’entends des choses comme « votre but serait donc d’arriver à un théâtre dans lequel il n’y aurait plus que de la chair, la chair d’un corps projeté là, devant nous, comme le centre de gravité de l’acte théâtral ». ou des comparaisons magiques, comme « antonin artaud » ou des liens enfins établis entre le trickster arlequin et le trickster ulysse. puis des gens me remercient, émus…

et tout ça sera remis en jeu dès ce soir, car le théâtre cela n’est que du présent, que du présent, que du présent et rien n’est jamais acquis, rien n’est jamais acquis, rien n’est jamais acquis.

en tout cas, ce matin en me réveillant, je suis allé faire un tour sur facebook et j’y ai trouvé le commentaire de thibault de montalembert, qui m’a rassuré sur le fait que ce que j’ai vécu hier soir était bien réel. je n’ai pas rêvé. voici ce qu’il a écrit :

 » Il y a des moments dans la vie ou de façon totalement inattendue on croise la poésie pure. Hier soir j’étais au Théâtre de la Cité Internationale pour voir le spectacle de Didier Galas, « Trickster ». J’ai été complétement retourné…! C’était drôle, tendre, violent, charnel, facétieux, profond… Essentiel. Didier avait un rêve d’acteur, un rêve de théâtre. Il est parti sur les routes à la poursuite de son rêve. Travaillant avec des maîtres de théâtre Nô au Japon et des maîtres de l’Opéra de Pékin en chine, il a été à la recherche de son Arlequin, son Trickster. Je ne saurai trop vous recommander d’y aller Sans Tarder. C’est jusqu’au 22 octobre. « 

merci thibault !

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