jouer est un jeu

la tournée de Harlequin / Tengu s’achève et les vacances au Japon en famille commencent avec origamis dans le train en direction des onsen et des plages pendant que je prends quelques notes.

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je repense à cette tournée au Japon.
et je me souviens de l’encadrement exceptionnel dont ont fait preuve Reiko, Yoko, Tomo, Jun et les autres tout au long de cette tournée, tant au niveau du travail que des problématiques pratiques entraînées par une tournée professionnelle à gérer avec deux enfants étrangers de 2 et 3 ans. Une gentillesse, une rigueur et une intelligence, politesse, civisme comme les japonais savent faire avec talent. merci.
il y a aussi celle sans l’intelligence et l’amour de qui, rien n’aurait été possible : Delphine, m’accompagnant toujours dans la positivité. cuisinière hors pair le matin (avec apprentissage de la cuisine japonaise en prime), maman à plein temps l’après midi et assistante le soir. Merci.

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je me remémore aussi, bien sûr, les premiers pas sur la scène de César ; ils m’ont permis de réapprendre ce qu’est le jeu.
je repense à ce moment, il y a quelques mois, lorsque je lui avais proposé de répéter le spectacle au Japon avec moi, alors, ce petit gars, du haut de son mètre de hauteur, m’avait répondu « non ! moi je veux jouer le pestacle avec toi ! » Et finalement je n’ai fait que suivre son instinct qui nous a amené à jouer ensemble quatre fois. à chaque représentation, sa concentration, son investissement et sa patience ont été exemplaires. Et, jour après jour, en le regardant progresser sur la scène, j’ai pu apprécier une évidence à jouer tout simplement, à la scène, comme à la ville ; ce constat s’est affirmé quand je l’ai vu jouer avec des bâtons dans le parc, le lendemain du spectacle.

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que cela soit par sa grande détermination dans ses actions, par sa capacité à jouer et à essayer de nouvelles choses jusqu’à la dernière représentation, ou par son apprentissage des saluts, j’ai réalisé que pendant toute cette tournée, il était totalement le « vrai » Spiderman, totalement investit, sans jamais rien perdre de son sourire radieux : une sorte de distanciation inée…
car comme le dit Peter Brook, « jouer est un jeu ».

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