rêver

aujourd’hui, nous ne sommes plus qu’à quelques jours de la première. et pourtant aujourd’hui, nous avons pris le temps, les interprètes et moi, de donner un stage à une poignée de gens venus découvrir ce qu’était notre travail, à l’approche des représentations. j’ai beaucoup aimé ce temps de générosité et j’ai été très touché de voir combien les interprètes avaient compris le travail, mieux, combien ils se l’étaient approprié et étaient à présent capables de s’en amuser et de le transmettre, par leur seule concentration et leurs mouvements. je les ai vu réinventer à partir de l’univers que je leur ai proposé. quelque chose est gagné.

hiro, macha, mari, katsu et guchi

et je me suis pris à rêver : travailler avec un groupe de gens dans la régularité et la constance, une troupe. une troupe dans laquelle chacun aurait une participation au travail de groupe mais aussi une part privée, une part de responsabilité qui lui serait propre. et une liberté. il est vrai qu’avec le type de travail que nous fournissons pour les répétitions de ce spectacle qui se construit à partir d’improvisations, plus que jamais l’idée d’entraînement est présente et donc de groupe. le groupe et l’individu. des notions qui sont abordées par la facade est car nous sommes au japon. et bien entendu, la notion d’individu n’est pas la même ici que dans notre « chère france » (très chère sur ce sujet-là).

et pourtant je vois des individus qui s’amusent d’eux même, de leur personnalité, acteurs, danseurs ou musiciens.

et pourtant j’assiste à des moments d’improvisation excellent dans lesquels les interprètes gardent le cap de la légèreté, avec de l’invention personnelle et la cohésion du groupe.

et pourtant l’improvisation n’est, à priori, pas le point fort du japon, car c’est une culture dans laquelle on veut toujours réduire au maximum l’imprévu afin que tout se passe bien, de manière lisse et sans accroc, sans heurt.

katsu et hiro 2ème plan makoto et kumikoen tous cas, je retrouve une qualité de travail que j’avais rencontrée caracas, au vénézuéla ou bien à cannes avec la première promotion de l’erac que je rencontrais. et je me dis que ça serait bien de travailler régulièrement au japon avec ce groupe d’interprètes (et ailleurs, en tournée, avec eux)… on peut rêver, non? marylin monroe disait qu’elle arriverait à conquérir hollywood par la force de ses rêves…

marylin

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